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GRAND PARIS ou recentralisation !

Le projet de loi relatif au Grand Paris a été présenté en Conseil des ministres le 7 octobre 2009 (lire la note)

Avec de nombreux élus parisiens et franciliens de toutes sensibilités, je refuse ce projet qui n'est que la mainmise de l'Etat sur les acquis de la décentralisation. Nous défendons une métropole capable d'offrir à ses habitants, des logements, des transports de qualité et une croissance économique créatrice d'emplois et de richesses répartis équitablement.

Mené sans concertation avec les élus, ce texte est inacceptable.


La Société du Grand Paris aura pour compétences d'une part la maîtrise du réseau d'infrastructures en lieu et place du Syndicat des Transports d'Ile-de-France (STIF) et la conduite d'opérations d'aménagement ou de construction alors que le Schéma directeur Ile-de-France (SDRIF) a été approuvé par une très large majorité.

C'est bien ce que l'on appelle une conception autoritaire du pouvoir d'autant que l'Etat fera toujours appel à la Région et aux collectivités territoriales pour le financement de ses projets.

Nous demandons une "participation des citoyens", une "priorité au transport des territoires franciliens délaissés" et la "réalisation sans délai des projets de transports prêts à être engagés".

Par ailleurs, je partage le souhait de Michel Berson, Président du Conseil général de l'Essonne, de l'inscription de l'extension du projet de tramway Villejuif-Orly-Juvisy jusqu'à Evry-Corbeil car la vallée des biotechnologies est un territoire qui concentre 60% de la recherche biomédicale et de l'industrie pharmaceutique française.

Et enfin, je crains qu'un risque de conflit politique n'émerge entre l'Etat et le Conseil régional ayant pour conséquences des retards dans la réalisation des travaux.

Une alternative est possible car le Grand Paris, c'est une ambition qui doit traiter à la fois l'urgence et le futur.

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