SENAT
SENAT
SENAT SENAT SENAT SENAT
SENAT
SENAT Accueil Le groupe socialiste du sénat Vos sénateurs Nous contacter
SENAT Bienvenue sur le site du groupe socialiste du Sénat
SENAT
SENAT mercredi 23 mai 2012 Accès mode texte
SENAT
SENAT
SENAT
SENAT SENAT
SENAT
Vous êtes dans Dans la presse Edito du Président

2010 : l’année de toutes les vigilances

Permettez-moi d’exprimer en premier lieu à tous les sénateurs, à leurs assistants, ainsi qu’à toute l’équipe des collaborateurs du groupe mes meilleurs souhaits pour 2010.

L’année 2009 a été une année difficile pour les Français. La crise économique est devenue crise sociale et dans chacun de nos départements nous avons vu des entreprises disparaître, le chômage s’étendre, la désespérance augmenter. Face à cette situation, le Président de la République s’est beaucoup agité, a joué de l’effet d’annonces, s’est souvent auto-congratulé, mais n’est de fait jamais rentré dans une véritable politique de combat contre la crise, ses origines, ses conséquences. Aucune ligne directrice n’a été suivie, aucune continuité observée. Si ce n’est dans la volonté de casser un modèle social qui est pourtant envié par beaucoup, et notamment le président américain.

Dans ce schéma, le Parlement a été très sollicité. Beaucoup de débats ont été tenus et tous les records de séance ont été battus. La nouvelle organisation parlementaire a sa part de responsabilité.

Jusqu’ici, elle n’a pas fait la preuve de son intérêt. Mais c’est surtout la frénésie législative qui explique le rythme infernal que les parlementaires ont du vivre. Mais si le Parlement a beaucoup débattu, a-t-il été écouté ? En fait très peu. Le meilleur exemple en est la taxe carbone. Son élaboration a été douloureuse, avec des revirements nombreux, pour que finalement le gouvernement n’écoute personne et passe en force. Résultat : un texte qui n’atteint aucun des objectifs assignés et qui se retrouve censuré. Autre exemple : la régulation financière.

Que de discours, de promesses contre les bonus, l’argent facile, … Pour quels actes ?

L’année 2010 s’engage donc dans la morosité et la méfiance des Français dans la gouvernance du pays. Si la récession est terminée, la crise est toujours là. Crise économique avec une croissance molle. Crise sociale avec un chômage qui va encore croître et des territoires de plus en plus abandonnés.

Crise financière aussi avec des déficits publics qui s’amoncellent et pèseront lourdement sur le pays. Face à cela, le gouvernement, fidèle à sa méthode, restera dans l’annonce avec un emprunt inutile et une taxation des banques a minima. Le Sénat aura l’occasion d’en débattre en février avec l’examen d’une première loi de finances rectificative, moins de deux mois après le vote de la loi de finances pour 2010.

Mais le gros morceau de ce début d’année sera le projet de réforme des collectivités territoriales.

Comme pour la privatisation de la Poste, le gouvernement prend le risque de mettre à bas une organisation qui a fait la preuve de son efficacité et qui est soutenue par les Français. Plutôt que de s’appuyer sur un socle solide, et l’améliorer par une nouvelle étape concertée, le gouvernement veut passer en force contre l’avis de la grande majorité des élus locaux, complexifier notre organisation territoriale et revenir trente ans en arrière. Les sénateurs socialistes combattront ce projet de régression et défendront leur vision d’une organisation territoriale rénovée et efficace.

Bonne année 2010 à tous.


 Envoyer  Imprimer   Retour  

  politic / eZ publish © Inovagora Extranet Plan du site Webmaster Mentions légales Crédits