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Le collectif des « États générEux pour l'enfance qui regroupe plus de 80 organisations, le considère même comme un échec. Les Conseils généraux d'Ile de France eux mêmes ont signé une motion (voir mon site) pour dénoncer les incohérences des dispositifs nationaux, l'absence de véritable politique globale de l'enfance et le désengagement financier de l'État.
Outre la stigmatisation des parents dont les enfants ont des absences scolaires non justifiées, le gouvernement persévère dans sa logique simpliste d'opposition, « parents démissionnaires » « bons parents », « enfants sages » et « enfants délinquants. »
Alors que se tenaient les ateliers de ces États généraux, le gouvernement a même annoncé la suspension des aides du plan de relance en matière de pouvoir d'achat des familles les plus vulnérables. Les transferts de charges de la protection judiciaire de la jeunesse vers l'aide sociale à l'enfance des départements se sont poursuivis.
Le décret sur le fonds de financement de la protection de l'enfance a enfin été publié. Mais non seulement il ne compense pas les surcouts engendrés par la loi du 5 mars 2007, mais il opère insidieusement un transfert du financement de l'aide à la parentalité ou de la médiation familiale.
Enfin, le gouvernement publie le décret tant redouté par les professionnels de la petite enfance qui revient sur l'encadrement dans les structures de la petite enfance. Ainsi, les jardins d'éveils sont-ils rattachés aux modes d'accueils collectifs de droit commun, mais avec de nombreuses dérogations sur la qualification exigée des encadrants. De même, le taux d'occupation des crèches peut dépasser les 100% à partir du moment ou ce taux reste à 100% hebdomadairement.
Je regrette vivement l'absence de véritable politique globale de l'enfance. Pour le gouvernement, le quantitatif prime sur le qualitatif. Il est dommage que ce qui nous a été envié par les pays européens, soit en passe d'être sacrifié au nom de la logique comptable et du cours terme.
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