|
Le gouvernement une nouvelle fois, à travers le projet de loi sur la participation des citoyens au fonctionnement de la justice pénale et le jugement des mineurs, laisse penser que les chiffres en constante progression de la délinquance des mineurs sont la conséquence d'une justice laxiste.
La réalité est toute autre!
Durant huit années, la politique du gouvernement a toujours été dans le sens d'une répression de plus en plus dure, l'adoption de mesures de plus en plus coercitives, sans pour autant obtenir de résultat. Bien au contraire! Le nombre de mineurs mis en cause pour des violences physiques non crapuleuses a augmenté de 57% depuis 2007.
La justice n'est pourtant pas moins sévère avec les mineurs. Leur nombre en détention a augmenté de 15% depuis le 1er janvier 2011.
Le véritable enjeu n'est-il pas d'éviter que les mineurs en difficulté ne tombent dans la délinquance. Cela passe par des mesures éducatives et préventives. Qu'a fait le gouvernement?
-
Il a supprimé les réseaux et les structures d'aide à la parentalité.
-
Il a diminué la présence des adultes encadrant dans les établissements scolaires. La vidéo surveillance, que certains appellent vidéo protection, n'est pas une fin en soit., surtout dans les écoles.
-
La Protection judiciaire de la jeunesse est devenue le parent pauvre de la justice. Faute de moyens, une décision d'assistance éducative attend souvent entre 3 à5 mois avant d'être mise en œuvre. Une peine prononcée attend parfois jusqu'à 10 mois pour être exécutée.
Les sénateurs socialistes, comme leur collègues députés, ont voté contre ce nouveau texte toujours dans la même lignée. La commission mixte paritaire se réunira durant la session extraordinaire. |