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Du propre aveu de la SNCF : « la ligne D est la pire ligne du réseau ». En 2007 : 17,8% de trains supprimés ou en retard aux heures de pointe.
Des mauvaises langues la traitent même de « poubelle ». Côté problèmes, la ligne C n’a rien à envier à sa petite camarade !
En 2005, suite à une forte mobilisation des élus et usagers de l’Essonne, le Conseil général qui normalement n’a aucune compétence dans le domaine du réseau ferré décide de s’engager pour négocier avec le Réseau ferré de France (RFF) et la SNCF la mise en place d’un plan d’urgence pour lequel il mobilise 5,5 millions d’euros sur un montant global de 55 millions. Ce plan prévoit la création de 90 emplois pour la maintenance et la gestion des situations perturbées et la remise à niveau des rames les plus anciennes.
Trois ans après, ces engagements n’ont pas été complètement réalisés, exemple : la rénovation des rames et la modification du plan de voies de Corbeil-Essonnes.
En 2007, dans le cadre du contrat de projets Etat-Région, une nouvelle enveloppe de 200 millions d’euros est dégagée mais encore insuffisante !
En 2008, la SNCF débloque encore 100 millions d’euros ! Selon les dernières perspectives, pour enfin rendre les RER C et D performants en Essonne, Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France, a présenté le 19 juin dernier des mesures spécifiques. Les financements portant sur la ligne D passeraient de 200 millions à 500 millions et ceux concernant la ligne C seraient de 500 millions.
Au Conseil général de l’Essonne, avec Michel Berson, son président, nous avons décidé de rester très vigilent sur l’évolution des chantiers de rénovation et surtout de maintenir la pression afin que les 102 rames de notre département puissent être rénovées.
De plus, nous appuierons les propositions de la Région Ile-de-France formulées à l’Etat pour créer des ressources nouvelles permettant de financer cet investissement indispensable.
En conclusion : la balle est désormais dans le camp du gouvernement ! |