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Et pourtant, cela n’a pas empêché une réelle progression de l’opposition. Effectivement, le PS remporte 21 sièges, le PC progresse d’un siège, tout comme les radicaux de gauche.
De plus, certains départements très à droite, comme l’Aube, ont donné des résultats particulièrement favorables à la gauche. De même que les Alpes-Maritimes, l’Ille-et-Villaine ou la Côte-d’Or, qui n’avaient pas élu au Palais du Luxembourg de sénateurs socialistes depuis cinquante ans voire davantage !
Analyse de cette percée dans les bastions dits imprenables est certainement une résultante de la politique actuelle menée par le gouvernement et soutenue par la majorité parlementaire notamment sur :
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Le plan de modernisation de la défense qui a eu comme conséquence de réduire nombre d’implantations militaires,
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La réduction des dotations budgétaires aux collectivités locales qui a créé un grand désarroi chez les élus ;
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Les menaces de privatisation de la Poste.
Autre avancée notable, bien qu’à mon goût, elle soit encore insuffisante : celle des femmes élues.
Le Sénat, maintenant, compte 18 sénatrices de plus, dont 13 sont issues de la gauche. La progression de la parité aurait pu être plus importante encore, si le mode de scrutin proportionnel avait été applicable dès trois sièges. Sur les 343 sièges de la Haute Assemblée, 75 sont tenus par des sénatrices, dont 39 sont de gauche et 36 de droite.
Le bilan de cette élection est très positif. Il va nous permettre de mieux résister à la majorité et être une opposition constructive, face aux textes majeurs présentés au Parlement en cette rentrée. |