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Si le caractère injuste et inefficace de la taxe professionnelle est partagé par l’ensemble des acteurs politiques, sa suppression nécessite en amont, que les collectivités territoriales soient consultées et qu’une réforme globale de la fiscalité locale soit engagée.
Sous le gouvernement de Lionel Jospin déjà, cette taxe avait été allégée de la « part salariale ». Plus récemment encore, elle a été plafonnée amputant les collectivités d’un manque à gagner sensible. Ces dernières risquent aujourd’hui, de se trouver dans une situation financière insoutenable.
Le Conseil général de l’Essonne peut perdre au titre de cette taxe jusqu’à 176 millions d’euros, soit 40% de ses recettes fiscales. Comment financer par exemple, l’aide aux personnes âgées, l’entretien des infrastructures, le soutien aux communes, aux associations et aux entreprises…Nous sommes déjà dans des circonstances de rigueur budgétaire et l’investissement public est indispensable pour soutenir le développement économique.
Claire-Lise Campion appelle donc à une refonte de la fiscalité locale dans son ensemble avec pour ligne directrice la péréquation des ressources afin de permettre de lutter efficacement contre les inégalités territoriales |