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Certes, la crise mondiale est un facteur d'aggravation, mais en aucun cas elle seule, peut expliquer une telle inflation du déficit de l'Etat ou de la Sécurité Sociale. Toujours dans son rapport, la Cour des Comptes impute à la récession seulement la moitié du déficit public, le reste étant essentiellement structurel.
Or, que fait le gouvernement ? Il se refuse à réformer, encore cette année, les niches fiscales qui représentent un manque à gagner de 69 milliards d'€uros dans les caisses de l'Etat. Par contre, il annonce une possible augmentation du forfait hospitalier qui pèsera sur les malades.
De façon concomitante, la taxe carbone qui fait débat, devrait voir le jour avec la prochaine loi de finances. Elle ne sera efficace que si elle est juste. Son produit doit être redistribué au profit des ménages les plus modestes et les entreprises qui auraient des difficultés à s'adapter à la mutation écologique.
En aucun cas, elle ne devra compenser les pertes dues à la réforme de la taxe professionnelle.
L'Etat, s'il se refuse à une hausse des impôts, doit amputer ses dépenses de 70 milliards d'€uros par an. Des économies doivent être opérées, mais le seul critère comptable ne peut justifier des suppressions de poste ou le démantèlement de nos services publics, ni des transferts de compétences aux collectivités locales sans compensation.
Les réformes doivent être engagées mais dans la concertation et dans le souci du maintien de la qualité.
Depuis plusieurs années nous défendons d'autres solutions, telle que la taxation des stocks options ou la révision des niches fiscales. Nous y viendrons sans aucun doute. Enfin ! Mais nous avons perdu beaucoup trop de temps. Notre responsabilité vis-à-vis des générations futures est engagée. |