Le 15 février dernier l'ensemble des partenaires sociaux ont été reçus à l'Élysée pour finaliser l'agenda social de 2010. Pour quel résultat?!: Pas une seule mesure concrète face à la hausse du chômage.
En dépit de tous les efforts du gouvernement à affirmer que la crise est derrière nous, les indicateurs du marché de travail ne cessent de se dégrader.
Ils seront quelques 600 000 chômeurs en fin de droit à ne percevoir aucun revenu (l'allocation spécifique de solidarité et le RSA étant soumis à condition), et devoir compter sur la seule solidarité familiale.
Phénomène dramatique; l'explosion du chômage des jeunes ces derniers mois. Notre jeunesse paye le prix fort de la crise.
Jeunes salariés à la recherche d'un emploi, primo demandeurs d'emploi, les moins de vingt-cinq ans ont des droits à l'assurance chômage limités, voir inexistants.
Le RSA jeune exige en effet que les 18-25 ans aient travaillé au moins un ¾ temps durant deux ans au cours des trois dernières années!
Face à cette urgence le gouvernement se désengage et demande tant aux partenaires sociaux qu'aux collectivités locales de faire un effort. Or, ce sont les choix politiques gouvernementaux : multiplication des exonérations sociales et fiscales des heures supplémentaires, contrats aidés, qui font des jeunes aujourd'hui des variables d'ajustement des effectifs des entreprises.
Peu de choses à attendre donc des échanges bilatéraux entre l'État et les organisations patronales et syndicales qui continuent en mars, tant que le gouvernement ne change pas radicalement de cap.
Lire le communiqué du 23 mars 2010