Ainsi, un amendement sénatorial enterre-t-il le projet de la région de rocade ferroviaire en proche banlieue, Arc Express. La majorité sénatoriale a également voté de nouvelles taxes pour tenter de financer le nouveau métro automatique de 130 kms de long, dont le coût est estimé à plus de 21,4 milliards d'euros. Mais le compte n'y est pas.
Le gouvernement veut se réapproprier à travers la société Grand Paris, chargée de la construction d'un métro, l'aménagement de l'île de France.
40 gares sont prévues et l'État seul aura la compétence pour décider de l'aménagement de leurs abords sans concertation avec les collectivités, sur un rayon de 250 mètres, ce qui correspond à un périmètre de 19,6 hectares.
Recentralisation, défiance de l'État à l'égard des collectivités territoriales, absence de financements sérieux, aucune ambition sociale, sont les maîtres mots qui caractérisent ce projet précipité et une fois encore voté en procédure accélérée. (un seul vote dans chaque chambre) La Commission mixte paritaire aura lieu le 20 mai. Composée de 7 députés et de 7 sénateurs, elle sera chargée de trouver un compromis sur les articles n'ayant pas fait l'objet d'un vote identique dans les deux chambres.
L'exercice s'annonce difficile aux vues du nombre des dispositions à revoir.