Seulement, dans la réalité, les jeunes ayant besoin d’une contraception, régulière en particulier, sont confrontés à différents obstacles (manque de confidentialité du circuit de remboursement, financement, méconnaissance…). Pour permettre à ces jeunes Franciliennes et Franciliens d’accéder de façon anonyme et gratuite durant 3 à 6 mois à l’ensemble de l’offre contraceptive, au début de leur vie sexuelle et affective, la Région propose de mettre à leur disposition dans leur établissement scolaire un Pass comprenant différents coupons (consultation, prise de sang, analyses médicales, délivrance de tous contraceptifs pour trois mois).
Les élèves inscrits en classe de seconde ou niveau équivalent dans les lycées professionnels, Centres de formation des apprentis (CFA) ou formation sanitaire et social en seront les bénéficiaires prioritaires, l’âge moyen du premier rapport sexuel étant de 17 ans. Environ 77.000 filles et 82.000 garçons pourraient en bénéficier au début de l’année 2011.
Cette mesure qui vise notamment à faire reculer le nombre d’interruptions volontaires de grossesse (IVG) ou de grossesses non désirées réaffirme dans un même temps la politique régionale menée depuis 2006 en faveur de l’accès aux droits à la contraception et à l’IVG (soutien au planning familial, intervention du Crips sur la vie sexuelle et la prévention, financement d’échographes…).
La vice-présidente en charge des lycées, Henriette Zoughebi, a rencontré de nombreux proviseurs et infirmières scolaires pour élaborer ce dispositif avec Laure Lechatellier. Pour elle, la mise en œuvre de ce Pass répond aussi à une revendication forte du personnel éducatif : il donne la possibilité de parler de sexualité et des violences sexuelles. « Il est ressenti comme une mesure éducative (…) Il permet d’affirmer la liberté des jeunes femmes à disposer de leur corps ».