Ce débat s'engage en effet sans aucune consultation nationale préalable. Les syndicats eux même ont été poliment auditionnés par le gouvernement, mais sans qu'aucune négociation n'ait été engagée.
Reste le Parlement. Mais l'Assemblée nationale a eu un débat limité à 65 heures. 65 heures pour débattre d'un sujet sociétal tel que les retraites! La procédure accélérée (une seule lecture dans chaque chambre) a été déclarée par le gouvernement. Pire l'opposition a même été réduite au silence lors de l'explication du vote final.
La mobilisation ne faiblissant pas, le gouvernement, semble découvrir la question des femmes ou des personnes handicapées pour justifier de possibles évolutions du texte. La réalité est toute autre. Les amendements du rapporteur en commission des affaires sociales ont été refusés dans un premier temps par le gouvernement et ont du être « remaniés ». Cela a engendré des échanges vifs entre ce dernier et les parlementaires de sa majorité pour justifier des évolutions.
Dans ces conditions, de réelles avancées sont-elles encore possible? Sans conteste, l'ampleur des manifestations à venir aura un impact sur le travail qui sera fait au Sénat. Certains amendements que nous porterons, sont susceptibles d'obtenir l'accord du rapporteur et pourraient être adoptés. La mobilisation de tous est donc nécessaire afin que notre démocratie en sorte grandie.